LES PERLES-AUDIO DU LUNDI

23 MARS 2020

Qu’est-ce qui te fait croire ceci plutôt que cela ?
De quoi l’humour est-il fait ?
Comment trouves-tu toujours les mots qu’il faut
 ?

• Qu’est-ce qui te fait croire ceci plutôt que cela ?
De quoi l’humour est-il fait ?
• Comment trouves-tu toujours les mots qu’il faut ?

L’adage de la semaine…
« Le seul véritable voyage, le seul bain de jouvence, ce ne serait pas d’aller vers un nouveau paysage, mais d’avoir les yeux d’un autre, de cent autres, de voir cent univers que chacun d’eux voit  » — Marcel Proust.

♦ L’EXPÉRIENCE HEBDOMADAIRE DE PROFONDE BONNE HUMEUR

Recueillir les anecdotes en myosotis (ne-m’oubliez-pas !)…
J’aime glaner les anecdotes en chemin.
Là où mes pieds ne me mènent pas loin.
Il y a des petites histoires à raconter qu’il est bon de saisir sur le vif, des extraits de vie, des sagesses en catimini. Qui apportent un peu de baume au cœur. Les faits sont têtus. Ils surviennent souvent là où on ne les attend pas. Ils veulent nous parler franchement. Ils ont des choses importantes à nous rapporter qui restent en retrait, cachées derrière des petits riens anodins. Peut-être souhaitent-ils que nous ne demeurions pas idiots.
Bon, venons-en aux faits.
Cela s’est passé… il y a bien longtemps. À vrai dire, c’était juste la semaine dernière. Mais tant de trucs inimaginables se sont déroulés depuis. C’était antérieur aux alertes définitives comme quoi, dorénavant, il serait interdit de montrer le bout de son nez afin de ne pas tenter l’épidémie.
Pour être plus précis, c’était lundi dernier.
De retour en train d’Ardèche où j’animais un stage Sources et Ressources de l’Intuition, je m’apprêtais à prendre ma correspondance en gare de Toulouse pour rentrer à la maison, en Dordogne. Quand soudain, terminé ! Tout le monde descend ! Plus de train avant pas d’heure. La gare de Toulouse est sacrifiée. Les rues sont complètement vidées. La ville morte.
Coincé à l’Hôtel IBIS en face de la gare, je commence à douter de ma proverbiale bonne humeur, moi qui aime répéter à qui veut bien l’entendre :
« En ce qui concerne l’inquiétude, ne l’utilisez qu’en cas de besoin »…
J’éprouve alors comme un obscur début de découragement. Au moment où je vais prendre comme souffre-douleur le responsable de l’accueil de l’hôtel, d’autres clients me coupent la politesse et tombent sur le pauvre gars à bras raccourcis :
• Pourquoi les petits déjeuners en buffet ont-ils disparu de la salle du bas ?
• Et les cars de remplacement, où sont-ils ?
• Où manger à midi ?
• Comment cela se fait que rien n’est prévu ?
• Combien de temps tout cela va-t-il durer ?…
Le radeau de la méduse, lentement, sombre.
Du calme. Du calme. Prenons exemple sur les enfants qui, souvent, dans ces moments exaspérants sont étrangement paisibles. Ils s’autorisent même, bizarrement, à ne pas hurler. Chaque mécontentement recyclé en silence n’est-il pas un mérite qui s’acquiert pour toute la vie ?
Fort heureusement, les clients redeviennent vite patients grâce à la diplomatie avec laquelle le personnel de l’hôtel négocie l’une après l’autre chaque difficulté qui se présente. Toute l’équipe est sur le pont à rassurer des passagers à la recherche de canots de secours ou de bouées. Aucune lassitude dans le regard ne peut s’installer trop longtemps parce que les uns et les autres, on maintient la priorité des priorités :
pouvoir se requinquer et se tenir les coudes en vue de ne pas perdre la prunelle de nos yeux, la confiance en notre humanité.
Ragaillardi, je décide de regagner ma chambre.
Vrommm !!! La porte de l’ascenseur s’ouvre.
Une employée apparaît plein cadre. Elle porte les petits déjeuners dans chaque chambre.
Petit instant d’immobilité. Une amnistie. Elle m’offre un grand sourire.
– « Vous voulez monter ? »
Qu’est-ce que cela fait du bien d’être accueilli avec les honneurs dus à la vie. Lors de la courte ascension aux étages, je lui confie que, de mon point de vue, la pire contagion, celle qui m’épouvante le plus, c’est la propagation de ma propre connerie. Tout en précisant que j’essaie d’éviter le plus possible cette calamité.
– « Alors vous, me répond-elle, on peut ne peut pas dire que vous manquez de bonne humeur. »
Je vous jure que c’est vrai.
Elle m’a dit ça texto !
J’en suis encore tout coi.
Elle a même ajouté, tombant ainsi en plein dans le mille, une phrase que depuis je garde sur mon cœur comme un puissant talisman et que je vous ébruite en ce moment :
– « La bonne humeur, c’est prophylactique ».

L’INVITATION DE LA SEMAINE
« Quand le con-va-laissant, la santé revient doucement. »
LE MANUEL DU PARFAIT CON ET DE SA PART FÉCONDE

 

« Un livre prémonitoire
qui n’a jamais été plus salutaire
qu’en ces temps de confinement
qui manquent parfois de raffinement. 
»

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Réécoutez les extraits de la semaine dernière…